Il s’en passe des choses entre la France et l’Amérique Latine !



Hasta siempre poeta !

Donner à entendre mille et une fois les mots et le sens de sa poésie est le meilleur hommage que La Francolatina peut rendre à Mario Benedetti, poète engagé et latinoaméricain à la "bonté endémique" qui vient de nous quitter.

19 mai 2009, par Eduardo Olivares Palma
L’hommage de La Francolatina à Mario Benedetti

Écouter ou télécharger le son (click droit)

C’est d’abord dans sa voix et puis dans celles de quelques uns de ses nombreux interprètes, que vous pourrez entendre les 5 magnifiques poèmes [1] présents dans ce programme exceptionnel que La Francolatina dédié à celui qui rêvait d’un pays dont les gens "vivent heureux même s’ils n’en ont pas la permission".

Serrat et Benedetti

- Hagamos un trato. C’est tout un album -El Sur también existe (le Sud existe aussi)- que le chanteur catalan Joan Manuel Serrat consacra aux chansons de Mario Benedetti. Parmi les poèmes mis en musique ce magnifique Hagamos un trato (Faisons un deal.)

- Hombre preso que mira a su hijo. Dans la veine du "If" de Rudyard Kipling, ce poème est un véritable hymne à la l’humanité et à la droiture. Victime de la répression, l’homme emprisonné qui regarde son fils dit : il vaut mieux pleurer que trahir, il vaut mieux pleurer que se trahir. Pleure mais n’oublie pas...C’est le cubain Pablo Milanés qui fit de ce poème une chanson poignante et douloureuse.

Benedetti et Viglietti

- Preguntas al Azar 1 et Milonga de andar lejos, témoignent de la rencontre riche en amitié poésie et rébellion de Benedetti et de Daniel Viglietti, chanteur uruguayen, avec lequel il enregistra A dos voces, un album fait de poèmes et de chansons entremêlées dans un contrechant inoubliable.

- No te salves (Ne te mets pas à l’abri) est un poème contre l’indifférence que Benedetti conclut par un avertissement sans appel : si malgré tout, tu ne peux pas l’éviter (...) et tu restes, immobile, sur le bord du chemin (...) alors, ne reste pas avec moi. La chanson, interpretée par Adriana Varela est, comme le poème, belle et rebelle.

- Te quiero. Voici un poème qui, par le biais de la chanson, est devenu un véritable classique de la chanson latinoaméricaine des années 80. Ses paroles -si je t’aime c’est parce que tu es mon amour, ma complice et et coude à coude dans la rue, nous sommes bien plus que deux- est devenu un véritable slogan amoureux et politique dans l’Amérique Latine du temps des dictatures. On écoute ici la version de l’actrice et chanteuse argentine Andrea Tenuta, accompagnée, au piano par Alberto Favero, qui a mis en musique ce magnifique poème.


[1Ne disposant pas de traductions en français et n’osant pas nous improviser en traducteurs de la poésie de Benedetti, nous ne pouvons malheureusement pas vous procurer les textes français de ces poèmes. Il va de soi que remercions par avance ceux qui voudront bien nous signaler des traductions existantes ou...nous en proposer une que nous ne manquerons pas de partager.


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