Vous reprendrez bien un peu de culture latine !



L’Uruguay en Afrique du Sud : du maté pour ne pas se faire mater

Impressionnée par une image venue d’Afrique du Sud, Alondra Ramírez, l’une de nos chroniqueuses gastronomiques a saisi la balle au bond et n’a pas attendu les arrêts de jeu pour pondre une sympathique chronique sur le maté.

1er juillet 2010, par Alondra Ramírez
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C’est assez touchant de voir sur les écrans du mondial des images furtives de certains membres de l’équipe uruguayenne boire ce breuvage autochtone, le « maté » (Ilex paraguariensis). Cette herbe aux propriétés semblables au thé et au café -stimulants et "coupe-faim", est consommée en Argentine, au Chili, au Paraguay, dans le sud du Brésil et, bien entendu, très assidument en Uruguay.

Quand on se promène à Montevideo le maté fait partie du paysage. On voit les gens se promener partout avec des thermos d’eau chaude, une calebasse remplie de« yerba mate » et un petit tube métallique : la «  bombilla », genre de paille ou pipette qui, grâce à un embout rond avec des petits orifices sert aussi de filtre.

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Le défenseur uruguayen Diego Lugano tient son "maté"lors d’une rencontre avec des enfants sudafricains

Tout comme leurs voisins argentins, les uruguayens ont même des sac à maté - les fameux porta-mate- qui permet d’avoir avec soi, dans la rue, dans une réunion d’affaires et même à l’entrainement en Afrique du Sud !- tous les ustensiles nécessaires pour le boire, sans risquer de tout renverser. Le goût du maté est proche d’un thé vert fumé. Si la plupart des habitués le boivent amer, très fort, il y en a qui ajoutent du sucre (les puristes crient alors au sacrilège). D’autres ajoutent d’autres herbes curatives et gustatives, es paraguayens le boivent froid - le fameux tereré- et au Chili on le mélange parfois avec du lait ou avec un "goutte" d’eau de vie. Un peu de « malice ».

Le maté à l’uruguayenne

J’ai appris à boire du maté amer en fréquentant des amis uruguayens, qui m’ont appris le rituel à respecter. Le voici.

1° Remplissez la calebasse avec l’herbe
2° Ajoutez un peu d’eau chaude et laissez l’herbe gonfler quelques minutes,
3° Ajoutez un peu plus d’eau chaude (pas bouillante) et introduire la bombilla. Attention à le faire d’un geste précis. Après elle ne doit plus bouger car elle risque de se boucher
4° Celui qui prépare le maté se sert en premier. C’est lui aussi qui aura le mate le plus amer et c’est lui qui le distribue aux convives, toujours dans le même ordre.

C’est évident que tout ce rituel fait partie de la convivialité et de l’hospitalité des gauchos et des gens du sud de l’Amérique latine. Dont l’une des quatre équipes encore en lice pourra, le 11 juillet prochain, boire un joyeux et délicieux maté à même... la Coupe du Monde.

- Lire : toutes les chroniques d’Alondra Ramírez et Zilah de Jesus

- Lire aussi : Aimé Bonpland : histoire d’un Français au pays du maté, par Jean-Jacques Salgon


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